En raison d’un incident sismique survenu en 2025, la montée en puissance de la mine de cuivre Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo, a été ralentie. La production annuelle pour 2026 devrait ainsi atteindre au maximum 330 000 tonnes, contre 420 000 tonnes initialement prévues, a annoncé mardi 31 mars son opérateur canadien, Ivanhoe Mines.
L’entreprise justifie cette révision par une stratégie d’exploitation plus prudente, centrée sur des travaux de développement minier et le renforcement des infrastructures, afin d’assurer à terme un rythme d’extraction plus stable et durable. La production devrait repartir à la hausse en 2027, avec une fourchette prévue entre 380 000 et 420 000 tonnes, avant de viser le cap record de 500 000 tonnes à partir de 2028.
Marna Cloete, présidente d’Ivanhoe Mines, a déclaré : « Bien que des hypothèses prudentes impactent les niveaux de production en 2026 et 2027, nous préparons Kamoa-Kakula à atteindre de nouveaux records de production dès 2028, avec plus de 500 000 tonnes d’anodes et de cuivre blister sur plusieurs décennies ».
Cette révision intervient dans un contexte de baisse des prix du cuivre, estimée à environ 10 % en mars 2026, alors que la mine avait généré 3,11 milliards USD de recettes en 2025 grâce à des prix favorables, malgré un recul des volumes vendus.
Parallèlement, Kamoa-Kakula a mis en service sa fonderie, permettant de transformer le concentré de cuivre en anodes, produit à plus forte valeur ajoutée désormais utilisé comme référence pour les volumes déclarés.
Le projet est détenu à 39,6 % par Ivanhoe Mines, à égalité avec le groupe chinois Zijin Mining, l’État congolais en contrôlant 20 %.
Aurel Sèdjro Houenou













Bamako